Système nerveux au féminin : sécurité, plaisir et la règle du 70/30

Pendant des années, j'ai cru que j'avais un problème de désir. Que j'étais trop compliquée. Trop demandante. Ce n'était pas ça du tout. C'était mon système nerveux qui faisait exactement son travail.

Dans cet épisode, on parle du système nerveux, mais sous l'angle féminin. Pas la version générale que tu as entendue mille fois. Celle qui explique pourquoi tu figes. Pourquoi tu ris quand quelqu'un te blesse. Pourquoi la réponse parfaite arrive deux jours plus tard.

Les lunettes à travers lesquelles tout passe

Ton système nerveux, c'est le filtre de tout : ton conjoint, tes enfants, ta belle-mère, ton travail, ta capacité à dire non, ta capacité à jouir. Et il n'est pas câblé pareil chez toi et chez moi.

Fight, flight, fawn, freeze

Face au danger, il y a quatre réponses : combattre, fuir, plaire, figer. Une seule est vraiment masculine : le combat. Chez beaucoup de femmes, c'est plutôt le fawn, faire plaisir, ou le freeze, geler. Le fawn, on le confond souvent avec une vertu : « je suis une bonne fille, j'aime faire plaisir ». C'est aussi une stratégie de survie.

Tu peux te sentir en sécurité partout, sauf dans l'intimité. Et ce n'est pas un défaut.

Le plaisir, une ressource maîtresse

Le plaisir n'est pas un luxe. C'est une ressource pour ton système nerveux. Et quand le freeze commence à dégeler, des choses remontent : de la colère, de la tristesse, des sensations oubliées. Ce n'est pas le signe que tu te fais du mal. C'est le signe que ça bouge.

Une chose à retenir : tu n'es pas juste une chose. Une partie de toi peut être ouverte et joyeuse pendant qu'une autre fige. On est entières, et paradoxales.

La règle du 70/30

La règle en deux chiffres qui va soulager pas mal tes relations : environ 70 % de ce qui est activé en toi, tu le fais circuler toi-même. Les 30 % restants, tu les partages avec l'autre, depuis le cœur. Ton partenaire n'est pas ton régulateur à plein temps.

✦ Mini pratique : Trois minutes sur ta peau

Passe doucement le bout des doigts sur ta peau. Ta peau est faite des mêmes tissus que ton système nerveux. Et pose-toi la seule question qui compte : comment est-ce que je peux me sentir bien, maintenant ? Ce n'est pas l'intensité qui compte. C'est la constance.

Dis-moi d'où tu écoutes. Et regarde déjà comment le mot « colère » résonne en toi : c'est le sujet de l'épisode suivant.

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Colère, rage et plaisir : libérer l’énergie (sans la déverser)

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